Projet Recherche & Innovation, le nouveau format

Pour les étudiants, l’objectif des PRI  est de répondre en équipe à une problématique d’innovation ou de recherche d’une entreprise ou d’un laboratoire de recherche. Avec une démarche générale proposée : une étape d’état de l’art suivie d’une phase d’idéation, puis de production et enfin de valorisation. Deux sprints permettent aux équipes de travailler à plein temps pendant trois jours sur l’idéation et la production. Chaque Projet est encadré par un enseignant chercheur, avec des temps de travail entre équipes étudiantes et tuteur académique intégrés aux phases de sprints. Les sprints mixent ainsi travail scientifique et technique, gestion de projet , vulgarisation scientifique, communication et travail oratoire.

  • Etape 1 : Etat de l’art
    Précédemment aux deux phases de sprint, les étudiants ont réalisé un travail d’analyse du projet et de son environnement leur permettant d’appréhender au mieux la problématique donnée.
  • Etape 2: 1er Sprint : Idéation :
    Avec un programme riche mêlant travail collectif sur le projet, création d’un support de communication, temps de convivialité et pitchs, nos étudiants ont appliqué ces nouvelles méthodologies en mode « startup » et sont parvenus à synthétiser leurs recherches d’idées et proposer un plan de production.
  • Etape 3: 2e Sprint : production
    L’objectif était  de prototyper et/ou produire une solution préalablement choisie parmi les pistes de réflexion que les équipes ont proposé aux clients.
  • Etape 4 : Valorisation
    Durant les 2 sprints, les équipes avaient pour mission de concevoir un poster de présentation vulgarisé du projet. Affichés dans l’école durant les 3 jours, les posters ont été soumis au vote dans le cadre du challenge de la meilleure communication.

L’étape finale qui clôturera ces Projets Recherche et Innovation 2019 est la journée de soutenances, pendant laquelle les étudiants présenteront leur travail devant leur tuteur académique et également le porteur de projet (entreprise ou laboratoire de recherche).

Focus sur 2 projets : le retour d’expérience des étudiants sur ce nouveau format

« Building a cyber-security toolbox for the air industry », entreprise Cyber Sky

Votre projet en quelques mots ?

Notre client souhaite développer une entreprise d’audit de sécurité des réseaux wifi dans les avions. Avant de lancer son projet, il souhaite s’assurer qu’il existe bien un marché potentiel, et que les réseaux wifi des avions sont potentiellement attaquables. Notre objectif était donc de d’étudier les possibilités d’attaque des réseaux wifi d’un avion, en prenant en compte toutes les spécificités du secteur de l’aéronautique (durée des trajets parfois courts, changement de pays, etc).

Quels sont les atouts des PRI selon vous ?

Les PRI nous permettent de dialoguer directement avec un professionnel et de travailler sur un projet concret qui va aboutir, ceci est valorisant. Si le projet se développe, cela peut nous offrir des opportunités professionnelles une fois diplômés. Enfin, la force des PRI c’est que nous prenons en charge un projet du début à la fin, de la phase de réflexion à la production finale d’une solution. Nous sommes impliqués dans l’étape de recherche et pas seulement dans la mission technique.

Quelle a été votre principale difficulté ?

Le plus difficile était de bien cerner l’attente et le besoin du client.

Qu’avez-vous pensé du format « sprint » ?

Ce format nous a permis de rester centrés sur le projet à 100% pendant 3 jours. Le travail en équipe a été facilité par le format car nous étudions des parcours de spécialités différents et n’avons pas les mêmes emplois du temps.

Projet 2 : Fusion de poudres magnétiques, Laboratoire Hubert Curien

Votre projet en quelques mots ?

Nous avons travaillé sur un projet de recherche avec le Laboratoire Hubert Curien. Nous avons étudié la faisabilité de la création de composants électroniques à partir de poudres magnétiques. Nous avons effectué de nombreux tests en fusionnant des poudres avec un laser.

Quels sont les atouts des PRI ?

Le principal avantage est l’accès à l’équipement de l’école qui nous a permis de manipuler des lasers, des poudres et des modèles mathématiques. C’était un sujet intéressant et enrichissant bien que ce travail ne représente que les prémices d’un projet à approfondir sur 10 ans.

Quelle a été votre principale difficulté ?

La phase de production était la plus complexe, nous avons eu beaucoup de difficulté à obtenir le résultat souhaité.

Qu’avez-vous pensé du format « sprint » ?

Nous avons pu rester entièrement focalisés sur le projet pendant 3 jours sans avoir à penser à d’autres cours ou devoirs en même temps qui pourraient perturber notre concentration. Nous sommes donc plus investis.

Nous avons appris à travailler en équipe avec une répartition des tâches en fonction de nos compétences. Nous avons mis en application des notions de reporting auprès du Laboratoire et de notre tuteur académique.

 

Ateliers Team building

 

Le dernier sprint a été ponctué par 2 ateliers « découverte du teambulding » : des moments ludiques pour faire progresser l’équipe sur sa connaissance d’elle-même et ainsi de mieux fonctionner, de favoriser l’ouverture entre équipiers, mais aussi pour décompresser et se ressourcer !

  • Le « marshmallow challenge », la règle : concevoir la plus haute tour en spaghetti et y déposer un marshmallow au sommet par équipe. L’objectif est de prendre conscience du collectif et de la notion d’esprit d’équipe : de la coordination et de la cohésion sont nécessaires pour aboutir à un but commun.
  • Construction d’un pont en carton : toujours par équipe, les étudiants ont conçu un pont en carton, chaque équipe était en charge d’une partie du pont. Pour réussir ce défi, les équipes ont dû cette fois-ci se coordonner entre elles, comme le feraient les différents services d’une entreprise.